Blog

Accompagner dans le rétablissement

Par Marianne Cornu, gestionnaire du projet Proche en tout temps et directrice générale de l’organisme Le Gyroscope du bassin de Maskinongé
« Quand on peint une toile, on va chercher le matériel dont on a besoin. Il en est de même quand on accompagne un proche vivant avec une maladie mentale : aller chercher les bons outils ne peut qu’aider »
« Quand on peint une toile, on va chercher le matériel dont on a besoin. Il en est de même quand on accompagne un proche vivant avec une maladie mentale : aller chercher les bons outils ne peut qu’aider »

Les soins et les services orientés vers le rétablissement font partie des principes directeurs du Plan d’action en santé mentale 2015-2020–Faire ensemble et autrement. Selon ce Plan d’action, une approche orientée vers le rétablissement est axée sur l’expérience de la personne et sur son cheminement vers une vie qu’elle considère comme satisfaisante et épanouissante, et ce, malgré la maladie mentale et la persistance de symptômes.

La manière dont sont organisés les services autour de la personne ainsi qu’un soutien adéquat de son entourage peuvent en effet favoriser le rétablissement chez la personne qui vit avec un problème de santé mentale, incluant chez la personne aînée. Par problèmes de santé mentale, nous entendons par exemple la schizophrénie, les troubles bipolaires, le trouble de personnalité limite, la dépression, etc.

Lire la suite... « Accompagner dans le rétablissement »

La communauté : un précieux allié

Par Kathy Guilhempey, chargée de projet en communication pour Proche en tout temps

Les liens tissés avec la communauté peuvent contribuer à aider les personnes aînées vivant avec des problèmes de santé mentale.
Les liens tissés avec la communauté peuvent contribuer à aider les personnes aînées vivant avec des problèmes de santé mentale.

Que ce soit à cause de l’institutionnalisation ou de l’(auto-) stigmatisation, une personne aînée qui a vécu au cours de sa vie avec un problème de santé mentale sévère et persistant, a probablement connu des liens distendus, voire rompus, avec la communauté, y compris avec son entourage. Toutefois, il n’est jamais trop tard pour remettre sur le métier son ouvrage, afin de tisser de nouveaux liens ou de consolider ceux existants. Pour l’entourage, voici un bref aperçu de ce que la communauté peut apporter à son proche et à lui-même.

La communauté, c’est aussi bien le travail, le bénévolat, les centres de jour en santé mentale, les ressources intermédiaires, les clubs de loisirs, le voisinage que les commerçants du quartier où réside votre proche. Bref, tout lieu ou groupe de personnes qui permettent des contacts sociaux agréables, en plus de développer un sentiment d’appartenance.

Lire la suite... « La communauté : un précieux allié »

Distinguer la dépression de la démence chez les aînés

Par Marianne Cornu, gestionnaire du projet Proche en tout temps et directrice générale de l’organisme Le Gyroscope du bassin de Maskinongé

homme seul solitaire
La dépression et la démence, deux troubles assez fréquents chez les personnes aînées, sont parfois difficiles à distinguer l’un de l’autre.

La dépression et la démence, deux troubles assez fréquents chez les personnes aînées, sont parfois difficiles à distinguer l’un de l’autre. Ils peuvent d’ailleurs parfois se manifester simultanément et certaines études sous-tendent même qu’un trouble pourrait parfois être précurseur de l’autre et vice-versa.

Nous nous attarderons ici surtout à distinguer les signes de dépression versus les signes précoces de démence (non accompagnée de dépression).

Selon L’Association des médecins psychiatres du Québec, la démence, aussi appelée trouble neurocognitif mineur ou majeur, est caractérisée par une perte des facultés mentales qui réduisent la capacité d’une personne à s’occuper d’elle-même de façon autonome, alors que la dépression majeure est une maladie mentale qui se caractérise par une perte de plaisir et une humeur triste soutenue pendant plusieurs semaines. 
Lire la suite... « Distinguer la dépression de la démence chez les aînés »

Rétablissement : au-delà de la médication

Par Kathy Guilhempey, chargée de projet en communication pour Proche en tout temps

Homme fatigué et tendu
Si le journal de l’humeur indique que votre proche dort 3h par nuit depuis une semaine, il se peut que son humeur soit plus triste ou irritable.

Si la médication permet aux aînés vivant avec une maladie mentale de cheminer vers le rétablissement, elle est loin d’être la seule avenue à explorer. Le rétablissement en santé mentale peut être défini comme « la possibilité de mener une vie satisfaisante, valorisante et nourrie par l’espoir en dépit des inconvénients causés par les maladies et les problèmes en lien avec la santé mentale. Le processus de rétablissement s’inspire notamment des forces de la personne* ». Voici, à destination de l’entourage, quelques suggestions.

Rappelons tout d’abord ce préalable : c’est à la personne vivant avec une maladie mentale de décider quand et comment entreprendre un processus de rétablissement. Le rôle de l’entourage consiste à la soutenir dans sa démarche, pas à la forcer.

Lire la suite... « Rétablissement : au-delà de la médication »

Quand sonne une cloche…

Par Kathy Guilhempey, chargée de projet en communication pour Proche en tout temps

article cloche«Nous avons tendance à sous-évaluer des signaux importants observés chez les aînés vivant avec un problème de santé mentale.» Tel est le constat qui revient souvent parmi les intervenants rencontrés dans le cadre de Proche en tout temps. Autrement dit, nous minimisons ou banalisons des symptômes ou la détresse psychologique chez un proche de 65 ans et plus, souffrant de maladie mentale. Nous les attribuons à l’âge ou à la maladie mentale elle-même, comme s’il s’agissait d’éléments normaux ou inéluctables. Faisons-nous vraiment cela? Peut-être inconsciemment? Tentons d’y voir plus clair.

Pour y parvenir, esquissons le contexte. Notre agenda, comme notre tête, déborde. Le temps file plus vite qu’une étoile, nos activités et engagements s’enchaînent. Par conséquent, nous ne parvenons pas à vivre, nos émotions, qui en sont partiellement refoulées. Nous tentons d’accomplir notre méga liste de tâches, d’être un bon conjoint/parent/ami/collègue. Nous faisons de notre mieux, avec cœur.

Lire la suite... « Quand sonne une cloche… »