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Quand sonne une cloche…

Par Kathy Guilhempey, chargée de projet en communication pour Proche en tout temps

article cloche«Nous avons tendance à sous-évaluer des signaux importants observés chez les aînés vivant avec un problème de santé mentale.» Tel est le constat qui revient souvent parmi les intervenants rencontrés dans le cadre de Proche en tout temps. Autrement dit, nous minimisons ou banalisons des symptômes ou la détresse psychologique chez un proche de 65 ans et plus, souffrant de maladie mentale. Nous les attribuons à l’âge ou à la maladie mentale elle-même, comme s’il s’agissait d’éléments normaux ou inéluctables. Faisons-nous vraiment cela? Peut-être inconsciemment? Tentons d’y voir plus clair.

Pour y parvenir, esquissons le contexte. Notre agenda, comme notre tête, déborde. Le temps file plus vite qu’une étoile, nos activités et engagements s’enchaînent. Par conséquent, nous ne parvenons pas à vivre, nos émotions, qui en sont partiellement refoulées. Nous tentons d’accomplir notre méga liste de tâches, d’être un bon conjoint/parent/ami/collègue. Nous faisons de notre mieux, avec cœur.

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Aider un proche qui devient inapte

Par Marianne Cornu, gestionnaire de Proche en tout temps et directrice générale du Gyroscope du Bassin de Maskinongé

En tant que membre de l’entourage d’une personne aînée vivant avec un problème de santé mentale, il peut être déconcertant de constater que l’état de santé de son proche se détériore et que ce dernier ne semble plus apte à prendre soin de lui. C’est encore plus déconcertant quand le proche ne se rend pas compte de la situation ou qu’il refuse des soins que le membre de l’entourage, lui, estime pourtant nécessaires.

Lorsque s’ajoute au processus naturel du vieillissement et à la problématique de santé mentale existante la présence de certains problèmes de santé physique, le portrait devient complexe. Le membre de l’entourage qui constate des changements chez son proche peut se questionner à savoir si ce qu’il observe est normal.

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Le suicide chez les aînés

Par Marianne Cornu, directrice générale, Le Gyroscope.

Le suicide chez les aînés est un sujet qu’on banalise trop fréquemment. On considère souvent certains symptômes associés à la dépression ou encore le fait de penser au suicide comme une manifestation normale du vieillissement, à tort.

Selon l’Institut national de santé publique du Québec, 182 personnes de 65 ans et plus ont perdu la vie par suicide en 2015, dont 4 fois plus d’hommes que de femmes. Il s’agit d’un taux relativement bas comparativement au reste du pays. Plusieurs études sur le sujet démontrent en effet que les aînés d’ici sont en général satisfaits de leur vie. Malgré tout, ils demeurent nombreux à ressentir une grande souffrance psychologique.

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Aînés et santé mentale: pour en finir avec la stigmatisation

Par Kathy Guilhempey, chargée de projets en communication pour Proche en tout temps.

Dans un hôpital québécois, une personne qui vient de recevoir un diagnostic de cancer est généralement invitée à exprimer ses émotions. Si sa manière de réagir est de frapper la main contre un mur, sans autre violence, on la comprendra, et une équipe sera là pour la soutenir au besoin. En revanche, une personne qui poserait le même geste en recevant un diagnostic de maladie mentale sera plutôt invitée à se calmer rapidement, sans quoi elle risquera la contention, physique ou chimique. J’ai repris cet exemple du conférencier Luc Vigneault pour aborder un phénomène familier mais pourtant méconnu : la stigmatisation.

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Apprivoiser le sentiment d’impuissance

 

Par Marianne Cornu, gestionnaire du projet Proche en tout temps, et directrice générale du Gyroscope du Bassin de Maskinongé.

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« Lâcher prise, c’est relâcher notre emprise sur les choses pour leur permettre d’apparaître telles qu’elles sont et non pas telles qu’on voudrait qu’elles soient » – Nicole Bordeleau

Accompagner une personne qui vit avec un problème de santé mentale fait passer par toutes sortes d’émotions et de sentiments. Parmi les plus difficiles à vivre se trouve l’impuissance. En effet, on peut parfois avoir l’impression d’avoir tout essayé pour aider la personne atteinte à aller mieux, d’avoir mis en pratique les conseils reçus, d’avoir été patient… et d’avoir échoué.

Que ce soit un de nos parents ou grands-parents ou encore notre conjoint qui ait un trouble de santé mentale, nous voudrions que cette personne se sente bien, qu’elle accepte les soins, qu’elle suive les recommandations du médecin ou d’autres intervenants, qu’elle se nourrisse adéquatement, qu’elle ait des activités. Nous voudrions également éviter les rechutes, les prises de bec, la dégradation de son état, etc.

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Se reconnaître comme membre de l’entourage en santé mentale


Proche en tout tempsPar Kathy Guilhempey, chargée de projet en communication pour Proche en tout temps.

C’est à pas feutrés que bien souvent, on commence à aider. Les choses se font naturellement, peut-être encore plus quand on aide une personne aînée. Au départ, c’était simplement l’écouter, l’accompagner chez le médecin. Puis faire l’épicerie, de temps en temps. Et de plus en plus souvent. Dans le tourbillon de nos vies, prendre le temps de se poser et de réfléchir est tout un défi, trop souvent laissé de côté. Et nous voici devenus des membres significatifs de l’entourage, ou encore des proches aidants en santé mentale, la prise de conscience intervenant bien souvent aux premiers signes d’épuisement.

Au fait, qu’est-ce qu’un proche aidant? Simplement une personne qui vient en aide bénévolement à une autre. Elle peut faire partie de la famille ou du cercle social (voisinage, ami, etc.).

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Mieux détecter les problèmes de santé mentale chez les aînés pour mieux les accompagner

Par Marianne Cornu, gestionnaire du projet Proche en tout temps.

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Non seulement les problèmes de santé mentale chez les aînés demeurent-ils tabous, mais on confond souvent vieillissement normal, troubles neurocognitifs et maladies mentales, qui peuvent d’ailleurs s’entremêler pour rendre le tout complexe à la fois pour la personne concernée et pour son entourage.

Selon l’Association des médecins psychiatres du Québec, une maladie mentale est un ensemble de dérèglements au niveau des pensées, des émotions et/ou du comportement qui reflètent un trouble biologique, psychologique ou développemental des fonctions mentales. Ces changements amènent de la souffrance et de la détresse pour la personne qui les vit. Par maladie mentale ou trouble de santé mentale, on entend ici la schizophrénie, le trouble bipolaire, la dépression, les troubles anxieux, les troubles de la personnalité, etc., qu’on différencie des troubles neurocognitifs comme la maladie d’Alzheimer.

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Les incidences sur l’emploi des membres de l’entourage

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Par Marianne Cornu et Jonathan Lacasse, gestionnaires du projet Proche en tout temps

Accompagner une personne vivant avec un problème de santé mentale n’est jamais facile. Qu’on parle de schizophrénie, de trouble bipolaire, de dépression majeure, de troubles anxieux ou autres, l’entourage est appelé à vivre toute une gamme d’émotions. Quand s’ajoute à cela que le proche aidant est sur le marché du travail et que la personne aidée est aînée, la situation peut vite se complexifier.

Les membres de l’entourage (ou proches aidants) de personnes aînées ayant un problème de santé mentale, qu’ils soient l’enfant de l’aidé, le conjoint ou un autre proche, sont confrontés à deux éléments clés : le trouble de santé mentale de la personne aidée et le vieillissement de celle-ci. Des changements physiologiques, cognitifs et psychologiques, à divers degrés, sont en effet inévitables en vieillissant. Ainsi, par exemple, le soutien apporté par un fils à sa mère souffrant de dépression majeure peut être plus exigeant lorsque survient une perte d’audition ou des pertes de mémoire et que la mère ressent une détresse supplémentaire parce qu’elle a du mal à accepter ces transformations.

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