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L’anxiété en temps de crise

Par Marianne Cornu, collaboratrice pour Proche en tout temps

old-woman-by-the-windowSelon des données de l’Institut national de santé publique du Québec, 22% des québécois de plus de 65 ans éprouvent une détresse psychologique élevée. C’est moins que dans les autres tranches d’âge, mais ça reste beaucoup. En temps de crise, comme c’est le cas actuellement, on peut supposer que le chiffre est bien plus élevé. Car cette crise du COVID-19, comme bien d’autres crises, les touche particulièrement.

La peur est une émotion que l’on ressent face à un danger réel, voire potentiel. Le danger, dans la crise actuelle, est on ne peut plus réel. On y est exposé continuellement, que ce soit en personne si on a des contacts, comme c’est le cas en résidence, à l’hôpital ou lors d’une simple sortie dans un commerce, ou encore à travers les médias, à travers nos conversations.

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Santé mentale : l’entourage et la perte de mobilité des aînés

Par Kathy Guilhempey, coordonnatrice du projet Proche en tout temps.

person-731233Les mesures de confinement liées à la COVID-19 vous irritent-elles en vous empêchant d’aller où et quand bon vous semble? Vous êtes-vous ennuyé de voir vos amis en personne, d’aller au cinéma ou au restaurant? Sans le savoir, vous avez expérimenté ce que vivent bien des aînés qui ont des difficultés de mobilité. Mais contrairement à eux, nous allons retrouver notre liberté de déplacement. Alors voyons comment les accompagner au mieux dans cette réalité qu’il nous a été donné d’expérimenter.

PERMIS DE CONDUIRE ET DÉPLACEMENTS AUTONOMES

En 2009, au Canada, pour près de 60% des plus de 65 ans, conduire était la principale façon de se déplacer (Statistiques Canada, 2012). Cette même année, mais au Québec cette fois, 41% des plus de 75 ans n’avaient pas accès à un véhicule motorisé. La perte du permis de conduire chez les aînés est un deuil difficile à faire, même s’il est graduel. Cette perte peut parfois s’accompagner d’une détresse significative, à plus forte raison, si la personne vit dans un lieu éloigné de tout service.

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Renouer

Par Kathy Guilhempey, coordonnatrice du projet Proche en tout temps.

Par Lucas Van Oort, via Unsplash
Renouer avec un proche, aujourd’hui aîné, qui vit avec une maladie mentale est, certes un exercice difficile, mais aussi une réalisation personnelle majeure

La maladie mentale peut altérer les pensées de la personne qui en souffre et l’amener à développer une perception de la réalité qui est biaisée par la maladie elle-même. Cette perception peut donc aussi emmener une modification du comportement de la personne. On observe souvent un retrait social chez la personne dépressive par exemple. Pour d’autres, pensées et perceptions altérées peuvent conduire à ressentir et exprimer de la méfiance, de la colère, voire de l’agressivité. L’entourage de la personne concernée est aux premières loges et subit souvent ces répercussions de plein fouet. Malgré l’amour et la patience, les relations peuvent devenir tendues, puis s’émousser jusqu’à se rompre totalement. Totalement? Peut-être pas : il est parfois possible de renouer. Même si la personne est âgée et qu’on se dit que rien ne pourra changer.

Les années passent et apportent leur lot d’épreuves et de réflexions. Et c’est ainsi qu’un matin, Guy repense à Réjean, son grand frère, l’aîné de la famille avec qui il a coupé tout lien depuis 35 ans. Parce que Réjean l’a plus souvent qu’autrement insulté et accusé à tort. Et c’est ce que Guy a retenu : l’affront subi. 

Toutes les personnes qui croisent Réjean le qualifient de « fou » : il se parle tout seul sans arrêt… à gorge déployée. Ces personnes ne voient que la maladie, pas la personne; alors que pour Guy, c’est l’inverse : il voit la personne mais refuse de voir la maladie dont son frère souffre et qui interfère avec ses pensées et ses comportements. Pour éventuellement renouer, Guy devra débuter par changer de regard sur son frère Réjean. C’est-à-dire accepter de le voir tel qu’il est vraiment : une personne… qui souffre d’une maladie s’immisçant dans ses moindres pensées.

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Regard sur les services en santé mentale pour aînés

Par Kathy Guilhempey, coordonnatrice du projet Proche en tout temps

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Les services de soin en santé mentale ne sont pas parfaits, mais ils existent : nous ne devrions jamais hésiter à aller chercher de l’aide. – crédits: sincerely media

Les services offerts en santé mentale par le réseau de la santé ont défrayé la chronique au cours des derniers mois : des personnes en détresse, faute de recevoir des soins adaptés à la gravité de leur état, ont mis fin à leurs jours. Dans un tel contexte, les membres de l’entourage d’une personne aînée vivant avec une problématique en santé mentale peuvent légitimement se demander comment faire confiance à ces mêmes services pour répondre adéquatement aux besoins de leur proche, souvent complexes en raison de la présence simultanée de plusieurs conditions de santé différentes.

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Traitements complémentaires en santé mentale chez les aînés

Par Kathy Guilhempey, coordonnatrice du projet Proche en tout temps

Outre la médication, plusieurs alternatives sont à considérer pour traiter les problèmes de santé mentale des aînés : la réalité virtuelle ou la thérapie par avatar ou l’imagerie 3D au service de la schizophrénie. Crédits : Centre de recherche de l’institut universitaire en santé mentale de Montréal

La première idée qui émerge quand on pense aux traitements en santé mentale pour les personnes aînées, c’est la médication. La psychothérapie n’est pas souvent envisagée, dû à la croyance (erronée) qu’à partir d’un certain âge, les comportements et les façons de voir la vie sont cristallisés et que la psychothérapie n’est plus utile. Les autres options de traitement possibles restent, quant à elles méconnues.

Concernant la médication, les symptômes d’un tiers des personnes vivant avec la schizophrénie ne sont pas ou peu soulagés par la prise régulière d’une médication. Cela signifie que ces personnes doivent régulièrement composer avec des hallucinations et des épisodes psychotiques, nuisant gravement à leur qualité de vie de même qu’à leur santé cognitive. Parfois, même si la médication a été efficace pendant des années, ses effets viennent à s’émousser avec le temps et un changement partiel ou complet est à prévoir.

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